Les 5 erreurs à ne pas faire pour importer un produit OEM

Importer un produit OEM en Europe est devenu un exercice complexe. Les réglementations se multiplient, les exigences techniques se renforcent, et les autorités de surveillance du marché procèdent à davantage de contrôles. La non-conformité peut entraîner des blocages en douane, des rappels produits, des sanctions financières, voire l’impossibilité de commercialiser un produit.

Voici les 5 erreurs critiques à éviter pour sécuriser vos importations.

Points clés de cet article

  • 5 erreurs courantes en importation OEM
  • Vérifier la capacité du fabricant
  • Contrôler la documentation technique
  • Ne pas se fier aux « certificats CE »
  • Tester avant expédition
  • Anticiper les exigences locales

Erreur n°1 : Ne pas vérifier la capacité du fabricant à répondre à votre cahier des charges

La première erreur — et la plus fréquente — consiste à faire confiance au fabricant sans audit ni vérification. Beaucoup d’importateurs se fient à une brochure marketing séduisante ou un « certificat CE » envoyé par email.

Pourtant, un fabricant non conforme met en danger votre responsabilité d’importateur. Un audit bien ciblé permet pourtant de vérifier :

  • les capacités de production et de contrôle qualité,
  • la maîtrise des normes applicables,
  • la présence d’un laboratoire interne ou de partenariats d’essais,
  • la gestion documentaire.

Un fournisseur qui n’est pas capable de présenter une documentation technique complète, des rapports de test valides et une structure qualité cohérente ne pourra pas garantir un produit conforme.

Erreur n°2 : Ne pas vérifier la documentation technique obligatoire

L’erreur la plus coûteuse apparaît souvent trop tard : l’importateur réalise seulement à la livraison que les documents sont incomplets, faux ou obsolètes.

Pourtant, le marquage CE repose sur un dossier technique obligatoire, incluant :

  • rapports d’essais aux dernières normes (EN) en vigueur
  • analyse de risques
  • schémas et plans
  • instructions de sécurité
  • procédures de contrôle qualité

Chaque importation doit s’accompagner de cette documentation, conforme aux règlementations en vigueur et adaptée à votre version produit.

ACEPELEC propose une Fiche Réglementaire pour aider à identifier précisément les documents à réclamer au fournisseur avant la production.

Erreur n°3 : Se baser sur un « certificat CE » sans vérification de validité

Il n’existe pas de « certificat CE » officiel, sauf éventuellement pour certaines catégories de produit (machines, équipements ATEX…). Donc, si un fournisseur vous envoie un certificat CE sous forme de PDF, ce document n’a généralement pas de valeur si vous n’avez pas vérifié :

  • le contenu (références de normes, modèle exact, version produit),
  • l’organisme ayant réalisé les essais,
  • la correspondance avec votre produit et votre version hardware.

Un certificat mal rédigé peut être inutile, voire invalide pour le marquage CE et vous expose à une responsabilité juridique totale.

Erreur n°4 : Oublier les contrôles avant expédition

Beaucoup d’importateurs sautent l’étape des essais avant embarquement pour « gagner du temps »… et finissent par perdre des mois.

Pourtant, ces vérifications permettent :

  • de détecter les dérives de production,
  • de vérifier les composants utilisés pour la production,
  • d’éviter une non-conformité lors de l’étape d’inspection.

Un contrôle avant expédition incluant des tests de sécurité électrique (« Construction Check ») est indispensable.

Erreur n°5 : Négliger les exigences locales et la traduction

Les obligations linguistiques sont souvent oubliées :

  • notice dans la langue du pays,
  • marquages spécifiques,
  • exigences locales (batteries, DEEE, emballage…).

Un produit techniquement conforme mais mal documenté peut être refusé à la commercialisation.

Comment éviter ces erreurs et sécuriser vos imports OEM

La conformité ne s’improvise pas. Pour réduire les risques :

  • vérifiez systématiquement la fiabilité de vos fournisseurs,
  • exigez une documentation technique complète et valide,
  • réalisez des vérifications avant expédition (incluant des essais de sécurité),
  • ne vous fiez jamais à un « certificat CE » non vérifié,
  • anticipez les exigences locales (langue, notice, marquage).

Vous souhaitez sécuriser vos importations OEM ?

ACEPELEC accompagne les importateurs pour vérifier la conformité de leurs produits OEM, sécuriser leur documentation technique et anticiper les risques réglementaires.
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